Salut :), aujourd’hui on se retrouve pour un article assez particulier, et personnel. En effet, j’ai décidé de te parler de la peur de l’abandon chez l’adulte. Tu dois connaître se mal-être chez le nourrisson, mais saches que certains adultes peuvent en souffrir. Et malheureusement, quand on souffre de cela, nos proches, ne comprennent pas, parfois même ils estiment que nous faisons cela pour nous faire remarquer… Alors que c’est un réel trouble émotionnel, qui peut être très difficile à gérer.

A l’heure où je t’écris, j’ai 20 ans et j’ai décidé de te parler d’un trouble émotionnel que je subis depuis mon enfance : la peur de l’abandon. 

Quand j’étais adolescente (c’était y a pas si longtemps) j’avais tendance sur-réagir à certaines difficultés. On a toutes eu un « amour » de jeunesse, au collège qui a duré très peu de temps. Quand on a 13-14 ans, on est triste, on pleure même parfois. Mais moi j’ai réagis beaucoup trop violement à cette épreuve de la vie d’ado. Suite à cette réaction, ma maman a décidé de prendre rendez-vous chez notre médecin de famille de l’époque, et la seule chose qu’elle a trouvé à dire : « votre fille veut juste se faire remarquer, c’est une ado, c’est normal ». Sauf que je n’allais vraiment pas bien. Suite à cela, nous avons été voir un psychologue, qui a creusé un peu et qui a conclu que je souffrais de la peur de l’abandon. 

La peur de l’abandon chez l’adulte :

La peur de l’abandon peut être ressentie par suite d’un traumatisme lié à une séparation pendant l’enfance.

En effet, chez moi cette peur de l’abandon est arrivée suite à un traumatisme que j’ai subi quand j’étais plus jeune (environ 4-5 ans). Mais chez certaines personne, elle peut arrivée suite à une rupture amoureuse difficile, ou un choc émotionnel important dans la vie familiale (décès etc…).

Comment elle se manifeste ?

  • Angoisse, anxiété
  • souffrance morale
  • une peur de perdre l’autre, qui peut devenir compliquer à vivre pour le compagnon ou la compagne
  • tristesse
  • état dépressif
  • trouble alimentaire

Ces points peuvent varier d’une personne à l’autre, et ils peuvent parfois être plus ou moins violent, cela dépend de beaucoup de facteurs. Personnellement, ma peur s’accompagne souvent de cauchemar, qui peuvent être déchirant. Mais je ne fais pas subir une jalousie excessive à mon compagnon, contrairement à d’autres personnes qui peuvent être très jalouses. Nous vivons tous notre peur de l’abandon différemment. Mais l’état dépressif est souvent commun à tous, surtout quand on vit une séparation. Nous avons parfois plus de mal a nous en remettre que des personnes qui ne souffrent pas de se trouble.

Les comportements qui peuvent montrer une peur de l’abandon : 

La personne cherche toujours à tendre la main aux autres, surtout les gens dont elle se soucie, dans un effort de s’assurer qu’elle n’est pas seule.

La personne panique à chaque fois que son ou sa partenaire fait une erreur. Ils lisent en cette erreur un signe que l’autre va bientôt les abandonner.

La personne fait un “chantage émotionnel” à l’autre et dit tout ce qu’il pense que l’autre personne veut entendre pour qu’elle reste avec elle.

La personne atteinte du trouble de la peur de l’abandon fait des choses qu’elle n’aurait normalement pas faites pour que l’autre personne ne les quitte pas.

La personne préfère abandonner les autres avant que les autres ne l’abandonnent. Ceci est un stratagème utilisé pour éviter l’attachement émotionnel ou toute forme d’engagement.

La personne est en constant besoin d’être rassurée par les gens dont elle se soucie, dans un effort de s’assurer de leur amour et de leur engagement.

La personne se remet toujours en question ou remet en question ses capacités, n’est pas sûr de son propre jugement, et préfère demander l’approbation des autres.

Si tu te reconnais dans ces comportements, cela ne veut pas forcément dire que tu souffres d’une peur de l’abandon, mais ce sont des comportements que ce trouble peut entraîner.

Comment remédier à cela ? 

Consulter un psychologue ou un psychothérapeute. Grâce à ces professionnels, les personnes souffrants de cette peur, peuvent comprendre pourquoi ils subissent cela. Parce que certaines personnes sauront pourquoi ils ont cette peur, mais d’autres ne le savent pas, parce qu’ils ont préférés enfouir leur traumatisme dans leur inconscient.

Le psychologue peuvent nous aider à comprendre et à vaincre cette peur. Cela peut prendre du temps, et il faut une réelle volonté de s’en sortir. On doit travailler sur le traumatisme qui nous a fait avoir cette peur, et c’est ce qui est le plus difficile. Je ne suis pas prête à travailler sur cela, parce que c’est trop « récent ». Et il est parfois préférable d’attendre, de ne pas brusquer la « machine » et d’y aller à son rythme. Ma psychologue m’avait dit que si on se force, ça peut empirer les choses…

Les formes les plus sévères de la peur de l’abandon peuvent être traité avec des tranquillisants et des antidépresseur. 

Mais, l’entourage  peut aussi être d’une grande aide. Car quand on souffre de ce trouble, on a besoin d’attention, et nos proches peuvent nous témoigner l’amour dont on a besoin.

Nous pouvons nous même améliorer certains points :

  • améliorer l’image qu’on a de nous
  • développer sa confiance en soi
  • apprendre à gérer ses émotions

Ces points peuvent être difficile à travailler, mais c’est un effort de tous les jours, qui peut réellement améliorer notre quotidien. On souffre toujours de la peur de l’abandon, mais on est capable de se maîtriser en améliorant ces points.

Si j’ai écrit cet article, ce n’est certainement pas pour me faire plaindre ou quoi que ce soit d’autre. Simplement pour informer, pour expliquer aux gens ce que nous vivons, et que nous ne faisons pas ça pour ce faire « remarquer » comme beaucoup le pense. Si un de vos proches souffre de cette peur, soyez là pour lui, il en a réellement besoin. C’est un trouble peu connu du grand public, un trouble qui pourri la vie de certain au point où malheureusement ils préfèrent mettre fin à leur vie tellement leur souffrance est grande. La peur de l’abandon est bien réelle, elle est différente selon les cas mais elle est réelle.